Fondation Merieux

Une fondation familiale dédiée à la lutte contre les maladies infectieuses

1er atelier national sur l’hémoculture au Cambodge

1er atelier national sur l'hémoculture au Cambodge

Le premier atelier national sur l’hémoculture a été organisé à Phnom Penh les 21 et 22 février par le Ministre de la Santé cambodgien et l’Université des sciences de la santé (UHS), en collaboration avec le Sihanouk Hospital Center of Hope (SHCH), l’Institut de médecine tropicale d’Antwerpen (ITM), l’Organisation Mondiale de la Santé, le Programme de développent de la microbiologie diagnostique (DMDP), le Naval Medical Research Program 2 (NAMRU2) et la Fondation Mérieux.

L’introduction d’un test essentiel au Cambodge

Cet atelier s’inscrit dans un projet national plus large pour la mise en place de l’hémoculture dans les laboratoires provinciaux cambodgiens. L’hémoculture est l’une des analyses les plus importantes réalisées par le laboratoire de microbiologie. Elle offre un outil essentiel pour le diagnostic d’une septicémie et les informations précieuses que ce test donne au personnel soignant peuvent améliorer le pronostic du patient. L’hémoculture joue également un rôle dans la surveillance des maladies et le contrôle des infections, à la fois au niveau des hôpitaux et au niveau national.

Apprendre les bonnes pratiques

L’objectif de ce premier atelier national a été de présenter les bonnes pratiques d’utilisation de l’hémoculture à six hôpitaux provinciaux du Cambodge (Battambang, Takeo, Svay Rieng, Kampong Cham, Kossamak et l’Hôpital national de pédiatrie). Ces hôpitaux font partie d’un réseau national de microbiologie, créé pour améliorer la prise en charge des patients au Cambodge en offrant des services de santé de qualité ainsi que l’éducation sur les principaux pathogènes, leur sensibilité aux antibiotiques et leurs signes cliniques.

Contenu de la formation

Pendant les séances plénières, les participants ont reçu des informations essentielles sur :

  • les principaux pathogènes (Escherichia coli, Salmonella spp., Burkholderia pseudomallei et Staphylococcus aureus

  • le problème de la résistance aux antibiotiques et la nécessité d’avoir des règles pour le traitement et l’utilisation raisonnée des antibiotiques

  • l’importance du travail en équipe et d’une communication étroite entre les cliniciens de l’hôpital et les biologistes du laboratoire.

Les participants ont été divisés en groupes (cliniciens, infirmières, personnel de laboratoire) pour des sessions pratiques et interactives qui leur ont permis un échange d’expériences. Ces ateliers ont encouragé le partage de connaissances non seulement entre professionnels de santé venus de différents hôpitaux du pays, mais aussi au-delà des frontières ; deux représentants du National Center for Laboratory and Epidemiology (NCLE) du Laos ayant également participé.

Une production locale

L’achat des bouteilles d’hémoculture commerciales est trop cher pour les laboratoires cambodgiens de province. L’initiative a été possible grâce à la production et distribution locale de bouteilles d’hémoculture par le Laboratoire central de production de culture à l’UHS et avec le soutien du DMDP.

La suite de l’initiative

Au cours des six mois à venir, les laboratoires qui participent à l’initiative vont suivre les indicateurs de qualité pour l’hémoculture. Un deuxième atelier sera organisé pendant lequel chaque laboratoire présentera les résultats de ce suivi (nombre total d’hémocultures réalisées, pourcentage de contamination, pourcentage de pathogènes d’intérêt clinique, volume des échantillons sanguins ...). Les éventuelles actions correctives seront ensuite déterminées afin d’assurer une utilisation optimale de ce test de diagnostic primordial.

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