Fondation Merieux

Une fondation familiale dédiée à la lutte contre les maladies infectieuses

Lettre d'information

Visite de SAS le Prince Albert II de Monaco au Laboratoire Rodolphe Mérieux de Haïti

SAS le Prince Albert II de Monaco est venu en Haïti pour l’inauguration, le 15 février, de l’Ecole Prince Albert II de Monaco, située dans l’enceinte du Centre GHESKIO de Port-au-Prince qui abrite le Laboratoire Rodolphe Mérieux. Alain Mérieux, Président de la Fondation Mérieux, Dr Jean-William Pape, fondateur et Directeur des Centres GHESKIO, Dr Marie MH Deschamps, Secrétaire général des Centres GHESKIO et Benoît Miribel, Directeur général de la Fondation Mérieux ont participé à l’inauguration.

L’école est financée par Monaco Collectif Haïti, un projet initié par SAS le Prince Albert II en réponse au séisme qui a frappé le pays en 2010. Elle a ouvert ses portes à la rentrée scolaire 2012-2013 et accueille actuellement 160 enfants issus du bidonville voisin « Cité de Dieu ». A terme, l’école permettra la scolarisation de 290 enfants.

SAS le Prince Albert II de Monaco a également visité le Laboratoire Rodolphe Merieux. 70 haïtiens assurent le diagnostic de la tuberculose et du choléra pour l’ensemble du pays dans ce laboratoire qui reçoit, chaque année, 30 000 nouveaux patients.

Précurseurs en matière de recherche et de lutte contre le VIH/SIDA, il y a 26 centres de santé GHESKIO en Haïti. Ces infrastructures inaugurées en février 2009 permettent une meilleure prise en charge des besoins de la population haïtienne, durement touchée par de nombreux pathogènes infectieux. Elles offrent un grand nombre de services avec en particulier la prise en charge de patients atteints de la tuberculose, du SIDA et d’autres maladies infectieuses.

Le Gouvernement Princier et la Fondation Mérieux ont notamment initié un partenariat triennal en 2011 pour améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients au Mali et à Madagascar.


Lettre d'information

La qualité des services de laboratoire pour mieux lutter contre la tuberculose : réunion annuelle du Global Laboratory Initiative

Co-organisée par la Fondation Mérieux et l’Organisation Mondiale de la Santé, la réunion annuelle des partenaires de l’Initiative mondiale des laboratoires (GLI) s’est tenue du 15 au 18 avril au centre de conférences Les Pensières de la Fondation Mérieux. Elle a rassemblé 140 participants parmi lesquels des experts mondiaux et acteurs des domaines du diagnostic de la tuberculose et du renforcement de la capacité des laboratoires.

Des solutions pour améliorer l’accès au diagnostic

L’objectif de la réunion était d’améliorer l’accès au diagnostic pour un meilleur contrôle de la tuberculose grâce à des services de laboratoire de qualité. Les représentants d’agences internationales, de partenaires techniques et financiers, d’organismes de recherche, d’ONG, de programmes nationaux de contrôle de la tuberculose, du réseau des Laboratoires Supranationaux de Référence sur la Tuberculose ainsi que des groupes de patients ont été rassemblés pour trouver des solutions.

Les discussions ont porté sur les dernières avancées scientifiques dans le domaine de la tuberculose et sur les développements récents dans le réseau de la GLI. Des réalisations de projets en cours ont été présentées, telles que le déploiement du nouveau test Xpert® MTB/RIF pour le Mycobacterium tuberculosis (MTB) et la résistance au rifampicine. Des orientations sur les politiques de diagnostic de la tuberculose, de biosécurité et d’accréditation des laboratoires étaient parmi les sujets abordés ainsi que les nouveaux tests en développement et l’impact potentiel de nouvelles technologies sur les efforts de renforcement des laboratoires. La nécessité d’amplifier l’assistance technique aux pays pour renforcer les réseaux de laboratoires a également été mise en évidence.

A propos de la GLI

La GLI offre une approche multidimensionnelle mais intégrée au renforcement de la capacité des laboratoires dans le domaine de la tuberculose. La GLI est constituée d’un réseau international de partenaires dédiés à l’élargissement et l’accélération de l’accès aux services de laboratoire de qualité. Son objectif est de répondre aux enjeux de la tuberculose, notamment associée au VIH et multi résistante. Le renforcement des services de laboratoire pour faire face à ces enjeux exige un changement de paradigme dans les politiques de développement des laboratoires, les normes, l’orientation et la coordination de l’assistance technique ainsi que l’accélération du transfert des connaissances.

Le nombre de membres de la GLI continue de croitre et elle réunit aujourd’hui 100 partenaires internationaux. Pour renforcer les services de laboratoire dédiés au diagnostic de la tuberculose, la GLI travaille en étroite collaboration avec des programmes de lutte contre la tuberculose, des organisations non-gouvernementales, des agences techniques et financières, des institutions scientifiques et académiques et des bureaux de l’OMS au niveau national et régional.


Lettre d'information

RESAOLAB ouvre un nouveau Centre à Ouagadougou pour renforcer la qualité des analyses biomédicales

Un nouveau Centre de formation continue et une Unité d’Evaluation Externe de la Qualité ont été créés au Burkina Faso dans le cadre du projet RESAOLAB (le Réseau d’Afrique de l’Ouest des Laboratoires d’Analyses Biologiques).

Ils ont été inaugurés le 28 mars en présence de Lene Sebgo, Ministre de la Santé, et des partenaires du projet, la Fondation Mérieux, l’Agence Française de Développement (AFD) et les Directions et Réseaux nationaux des Laboratoires des pays participant à RESAOLAB, le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal. Des représentants des ministères de la santé du Bénin, de la Guinée, du Niger et du Togo étaient également présents.

Ce nouveau Centre de formation continue permettra de former les professionnels de laboratoire et renforcera ainsi les capacités de prise en charge des patients et de surveillance épidémiologique des maladies infectieuses. Il comprend notamment une salle de formation pouvant accueillir 30 personnes, une salle de microscopie et une salle informatique pour l’enseignement à distance. L’Unité d’Evaluation Externe de la Qualité assurera le contrôle qualité des examens réalisés par les laboratoires de biologie clinique et permettra d’adapter la formation continue des personnels de laboratoire pour renforcer la qualité des analyses médicales.

RESAOLAB vise à améliorer l’état de santé des populations en soutenant le secteur des laboratoires de biologie clinique dans le cadre d’un réseau inter-pays. Il cible trois fonctions essentielles :

  • la formation continue des personnels de laboratoire

  • la gestion de la qualité des analyses

  • et la surveillance épidémiologique.

Ces trois axes sont abordés de manière unifiée dans les trois pays afin de mutualiser les expériences et d’amorcer un processus d’harmonisation au niveau régional.

Le projet a été initié en 2009, à la demande des ministres de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal. Aujourd’hui 45 laboratoires dans ces trois pays font partie du réseau. Il est cofinancé par l’Agence Française de Développement et la Fondation Mérieux dans le cadre de l’aide à la lutte contre les maladies infectieuses - notamment le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme. La Fondation Mérieux est le maître d’ouvrage de RESAOLAB et travaille en étroite collaboration avec les ministères de la santé des trois pays. L’Agence Française de Développement, le Ministère Français des Affaires Etrangères, la Coopération Internationale Monégasque, la Direction régionale de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) collaborent à ce projet.


Lettre d'information

Réunion « Freedom in biological research » : peut-on réconcilier la science et la biosécurité ?

Des leçons tirées de la controversée autour des publications sur le H5N1

Des recherches sur la transmission potentielle du virus de la « grippe aviaire » A/H5N1 entre mammifères ont soulevé une large controverse l’année dernière lorsque deux publications proposées aux revues Science et Nature ont été tout d’abord censurées puis finalement autorisées par le Conseil National Consultatif Scientifique Américain pour la Biosécurité (NSABB). La censure était liée à des inquiétudes par rapport au contenu des publications : celles-ci pourraient divulguer des informations pouvant être potentiellement détournées à des fins bioterroristes. Au-delà d’une utilisation abusive intentionnelle, la fuite accidentelle de microbes des laboratoires est une réalité et a été exposée dans des publications scientifiques à de nombreuses reprises.

La Société peut-elle entraver le principe fondamental de la Liberté de la Science et de la poursuite de la connaissance au nom de la biosécurité ?

La Fondation Mérieux et l’Inserm ont convoqué des experts de renommée internationale au centre de conférences Les Pensières du 6 au 8 février afin de discuter de la liberté dans la recherche biomédicale. Dr David Relman, Professeur aux Départements de Médecine et de Microbiologie et Immunologie à l’Université de Stanford ; Prof. Albert Osterhaus, Directeur de l’Institut de Virologie, Centre Médical Erasmus de Rotterdam ; Prof. Simon Wain-Hobson, Directeur du Département de Rétrovirologie Moléculaire à l’Institut Pasteur et Martin Enserink, journaliste pour la revue Science, étaient parmi les nombreux participants.

Une publication est en cours d’élaboration comprenant le sommaire des résultats des débats sur les bénéfices et risques potentiels des études de bio-ingénierie sur le virus A/H5N1, les nouvelles règles pour la recherche biologique à double usage et la question plus large de l’autonomie de la science.


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