Fondation Merieux

Une fondation familiale dédiée à la lutte contre les maladies infectieuses

Un partenariat entre la Fondation Mérieux et l’Agence Française de Développement dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses

28 mai 2012, Dakar (Sénégal)

La 4ème réunion du comité de pilotage international du projet RESAOLAB (Réseau d’Afrique de l’Ouest des Laboratoires) s’est tenue à Dakar du 10 au 11 mai 2012. Cet évènement a été l’occasion de faire un point sur les réalisations de ce réseau et sur son projet d’extension, en présence des nouveaux pays candidats.

Un partenariat entre la Fondation Mérieux et l'Agence Française de Développement dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses

Le Réseau d’Afrique de l’Ouest des Laboratoires a été initié en 2009 à la demande des ministres de la santé du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal. Il est cofinancé par l’Agence Française de Développement (3 millions d’Euros) et la Fondation Mérieux (1 million d’Euros) dans le cadre de l’aide à la lutte contre les maladies infectieuses - notamment VIH / Sida tuberculose et paludisme - dans les pays en développement. La Fondation Mérieux, maître d’ouvrage du projet, travaille en étroite collaboration avec les ministères de la santé des 3 pays. Le Ministère des Affaires Etrangères Français ainsi que de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) participent au projet.

Le manque d’accès à un système de santé de qualité, en particulier à un diagnostic et des services de laboratoire de qualité, entrave les efforts de l’Afrique de l’Ouest pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement 4 et 5 (OMD), notamment en ce qui concerne la santé des mères et des enfants (Initiative de Muskoka). Pour y parvenir, l’existence d’un système de laboratoires fournissant des services de qualité est nécessaire.

RESAOLAB vise à améliorer l’état de santé des populations en appuyant le secteur des laboratoires de biologie clinique et en constituant un réseau inter-pays. Il cible trois fonctions : la formation continue des personnels, la gestion de la qualité et l’appui à la surveillance épidémiologique.

Le projet a connu jusqu’à présent un franc succès et a permis d’obtenir des résultats importants dans les 3 pays, montrant une forte valeur ajoutée de l’approche régionale :

  • Rédaction harmonisée et validation nationale d’un plan stratégique de formation continue pour les professionnels de laboratoire

  • Co-rédaction de 8 modules de formation continue

  • Formation de formateurs : 31 formateurs formés

  • Formation de 1 500 professionnels de laboratoire

  • Développement d’une plateforme d’enseignement à distance

  • Développement de 2 modules de formation en ligne

  • Rénovation et équipement de 12 centres décentralisés de formation et de contrôle de la qualité

  • Rédaction harmonisée et validation nationale d’un plan stratégique d’assurance qualité

  • Mise en place de supervisions dans le cadre du contrôle qualité

  • Harmonisation de la fiche de notification des cas des maladies à déclaration obligatoire

  • Développement d’un Système Informatisé de Gestion de Laboratoires (SIGL), un logiciel « open source » dénommé LAB-BOOK, et formation des utilisateurs

  • Equipement informatique de 15 laboratoires par pays pour la transmission informatique des données de laboratoire en vue de la mise en place d’une surveillance des maladies transmissibles

  • Renforcement des Directions de Laboratoires (véhicules, RH, organisation)

Le projet se termine début 2013 et à la demande notamment du Bénin, de la Guinée Conakry, du Niger et du Togo, son élargissement à d’autres pays de la sous-région est envisagé, avec comme objectif la mise en place d’un réseau pérenne et localement institutionnalisé couvrant l’ensemble des pays de la CEDEAO. C’est dans cette perspective qu’est proposée la mise en place du projet RESAOLAB+. Ce projet devrait permettre l’extension du réseau actuel à 4 nouveaux pays de façon à couvrir 7 pays (Bénin, Burkina Faso, Guinée Conakry, Mali, Niger, Sénégal, Togo).

L’analyse de besoin des 4 nouveaux pays ainsi que du réseau inter-pays fait l’objet d’une mission d’expertise effectuée par la Fondation Mérieux et cofinancé par le canal 1 de l’initiative 5% Fonds Mondial mise en place par la France.

Des partenaires tels que la Banque Islamique de Développement ainsi que la Direction de la Coopération Internationale de la Principauté de Monaco s’intéressent à cette initiative. La Fondation Mérieux ainsi que l’Agence Française de Développement ont d’ailleurs signé des protocoles d’accord avec ces deux institutions.

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