Conférence . Santé globale

UNGA 81 Side Event – La préparation en crise : laboratoires et premières lignes à l’heure d’Ebola

Co-organisé par la Fondation Mérieux USA, Weill Cornell Medical College, et les GHESKIO Centers

21 septembre 2026

Weill Cornell Medicine, 3rd Floor, Belfer Research Building, 413 East 69th Street, New York, NY 10021 . États-Unis

Deux faces d'une même médaille : le renforcement des capacités des laboratoires pour répondre aux besoins courants de la population constitue un élément essentiel de la prévention, de la préparation et de la réponse aux pandémies

La Fondation Mérieux USA, le Weill Cornell Medical College et les centres GHESKIO, en partenariat avec l’Organisation panaméricaine de la santé (PAHO), le Pandemic Fund, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) et l’Association des laboratoires de santé publique (APHL), organisent un événement de haut niveau à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. Objectif : faire avancer les discussions sur les principaux défis, priorités et stratégies visant à renforcer les systèmes de laboratoires dans leur préparation aux situations d’urgence dans le cadre d’une approche « One Health ». L’événement réunira des organismes de santé régionaux d’Afrique, d’Asie, d’Europe et des Amériques, ainsi que des bailleurs de fonds et des organisations actives sur le terrain, afin d’identifier des solutions concrètes pour un investissement durable dans les capacités des laboratoires cliniques, pierre angulaire de la sécurité sanitaire mondiale.

Les tables rondes mettront en parallèle des points de vue mondiaux et régionaux sur des questions fondamentales :

  • Quels sont les investissements essentiels dans les laboratoires qui permettent de renforcer à la fois les soins courants et la préparation aux situations d’urgence ? Quelles sont les ressources disponibles pour apporter un soutien ?
  • Comment tirer parti des systèmes verticaux en cas de pandémie ?
  • Comment les pays peuvent-ils s’orienter vers un renforcement systémique qui optimise les ressources ?
  • Comment les pays peuvent-ils utiliser les données de laboratoire pour améliorer la surveillance, la réponse rapide et les systèmes d’alerte précoce ?
  • Comment les pays mettent-ils en œuvre les systèmes de laboratoires cliniques et vétérinaires pour la prévention, la préparation et la réponse en cas de pandémie ?

Contexte

Dans un contexte marqué par le changement climatique, l’urbanisation et les mouvements de populations, les menaces pour la santé publique gagnent en ampleur et en complexité. À cela s’ajoutent la crise économique, la désinformation, les contraintes budgétaires et les pénuries de personnel dans les domaines de la médecine de laboratoire et de la santé publique, autant de facteurs qui affaiblissent la capacité des pays à réagir efficacement. Les financements d’urgence ne sont souvent débloqués qu’une fois l’épidémie déjà en cours, ne laissant alors plus le temps de renforcer les capacités.

L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Afrique centrale a mis en évidence les conséquences de la faiblesse des systèmes de dépistage, d’intervention rapide et de surveillance. Le retard dans la détection et le manque de moyens alloués aux capacités de diagnostic ont permis à des chaînes de transmission de s’établir avant que l’épidémie ne soit pleinement identifiée.

Les expériences récentes liées à Ebola, à la COVID-19, à la grippe H5N1 et à d’autres maladies infectieuses émergentes et réémergentes ont démontré que, si l’existence de laboratoires nationaux de pointe est essentielle, le succès de la réponse dépend de la capacité des structures de santé communautaires à identifier rapidement une maladie infectieuse inhabituelle, à réaliser les tests appropriés, à manipuler les échantillons en toute sécurité, à communiquer efficacement avec les autorités de santé publique et à orienter sans délai les cas vers des établissements spécialisés.

Les capacités des laboratoires constituent un élément inhérent à la prévention, à la préparation et à la réponse aux pandémies. Cependant, la préparation n’est pas une capacité isolée ; elle doit être intégrée au fonctionnement quotidien des laboratoires cliniques. Les systèmes, les infrastructures et l’expertise développés pour les programmes de dépistage de routine du VIH et de la tuberculose, ainsi que pour les programmes de vaccination, de prévention et de traitement, peuvent servir de base à la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et d’autres menaces sanitaires émergentes et réémergentes.

Il est plus rentable et plus efficace de maintenir l’expertise, les équipements et les réseaux nécessaires à la gestion des urgences que de tenter de les mettre en place en pleine crise. Les investissements dans les capacités de laboratoire courantes apportent également des avantages qui vont au-delà de la préparation aux épidémies. Un système de santé capable de maîtriser les épidémies de maladies infectieuses d’origine naturelle est mieux à même de prévenir, de détecter et de réagir à l’utilisation délibérée d’agents biologiques.

En résumé : une capacité de laboratoire solide est un élément essentiel de la préparation des services de première ligne.

Participer

Date limite d'inscription :
18 septembre 2026

S'inscrire (nombre de places limité)

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Ned Stringfellow

Responsable de l'événement

ned.stringfellow@merieuxfdnusa.org