SPHaïtiLAB

L’objectif du projet SPHaïtiLAB est de soutenir le Laboratoire National de Santé Publique et de créer une politique nationale de laboratoires en Haïti afin d’améliorer la santé de la population du pays.

Type

Accès au diagnostic

Région

Amériques

Pays

Haïti

Partenaires

5

État

En cours

Contexte

Le projet SPHaïtiLAB s’inscrit dans le cadre du programme « Appui aux instituts de santé publique » de l’Union européenne.

Ce programme soutient également, depuis 2015, sept autres projets de renforcement de capacités d’instituts ou d’écoles de santé publique à travers le monde (Bangladesh, Burundi, Kenya, Laos, Myanmar, Ouganda et République démocratique du Congo), leur donnant ainsi les moyens de fournir, aux autorités sanitaires et aux parties prenantes en santé, des conseils stratégiques basés sur des données probantes et adaptés à la situation locale, ainsi que des formations et d’autres formes d’appui à la prise de décision, à l’élaboration de politiques de santé et au suivi de leur mise en œuvre au niveau national ou infranational.

Objectifs

L’objectif principal du projet SPHaïtiLAB est de contribuer à améliorer la santé de la population d’Haïti par l’analyse et le conseil stratégique en matière de politique de laboratoire.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Appuyer le ministère haïtien de la Santé publique et de la Population ainsi que le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) dans la prise de décisions stratégiques basées sur l’évaluation du cadre réglementaire existant, l’analyse de la situation locale et des données probantes ;
  • Renforcer l’expertise, les connaissances et les ressources du LNSP.

Activités

  • Réalisation d’une étude opérationnelle sur la prévalence de la tuberculose multirésistante ;
  • Consultations techniques pour le développement et la validation des documents cadres du ministère de la Santé publique et de la Population : Politique nationale de recherche appliquée, Politique nationale des laboratoires, Plan stratégique, Plan opérationnel, Plan de formation et Plan de qualité :
    • Élaboration d’une Politique nationale de recherche appliquée en santé publique focalisée sur le diagnostic et la surveillance épidémiologique de maladies infectieuses et réalisation d’une étude pilote ;
    • Mise en place de formations et d’ateliers pour la rédaction de la Politique nationale des laboratoires ;
  • Organisation d’ateliers de formation nationaux et internationaux ;
  • Renforcement du système informatisé de gestion de laboratoire ;
  • Recrutement de nouvelles ressources humaines ;
  • Formation du personnel du LNSP notamment en gestion de projet, en recherche de financement et sur les nouveaux diagnostics ;
  • Mise à disposition de ressources humaines supplémentaires pour la coordination du projet.

Réalisations

Étudier la prévalence de la tuberculose en Haïti et assurer un diagnostic biologique de qualité

Qui nous sommes

L’échantillonnage pour l’étude pilote sur la prévalence de la tuberculose multirésistante, menée par les Centres GHESKIO dès avril 2016, s’est terminé le 31 novembre 2017. Cette étude était réalisée sur cinq sites dans l’ensemble du pays. Au total, 991 échantillons ont été envoyés aux Centres GHESKIO/IMIS pour traitement. L’analyse des données est en cours.

L’équipe mobile des Centres GHESKIO a aussi réalisé des supervisions formatives pour appuyer les laboratoires participants à l’étude pilote et des évaluations et formations pour quatre laboratoires supplémentaires participant au réseau de surveillance de la tuberculose.

Dans le cadre de cette étude, le personnel de sept laboratoires a pu bénéficier d’un renforcement de compétences :

  • En 2016, 18 personnes ont été formées en biosécurité ;
  • En 2017, 8 personnes ont bénéficié d’une formation en diagnostic de la tuberculose via la méthode GeneXpert® MTB/RIF.

Évaluer les laboratoires dans tout le pays

De plus, une évaluation transversale de 30 laboratoires a été menée dans l’ensemble du territoire, à raison de trois laboratoires par département, grâce à un partenariat entre le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), l’Institut Africain de Santé Publique (IASP) et la Fondation Mérieux. Une approche standardisée a été adoptée pour la collecte et l’analyse des données du terrain. Le rapport d’évaluation a été présenté en mai 2016.

Préparer le « Plan Stratégique Quinquennal »

En août 2016, une évaluation du « Plan Stratégique Quinquennal du Réseau National des Laboratoires 2010-2015 » a été menée, en collaboration avec le LNSP, l’IASP et la Fondation Mérieux. Cette activité a permis d’apprécier les points forts et les points à améliorer pour la rédaction et la mise en œuvre de ce document cadre, en vue de l’écriture du prochain Plan stratégique.

Le développement du Plan stratégique 2018-2022 a débuté en février 2017, avec l’organisation de travaux de groupe pour faciliter la rédaction du document, complété au cours d’un atelier de travail et d’un forum de consultation. Un groupe restreint travaille sur le budget de ce Plan.

Rédiger la Politique nationale des laboratoires

Le LNSP, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a pu utiliser les constats des deux évaluations menées dans le cadre du projet SPHaïtiLAB, pour rédiger la Politique Nationale des Laboratoires d’Haïti. Ce document a fait l’objet d’un atelier de travail restreint et d’un forum de consultation avec les parties prenantes du secteur pour sa consolidation.

Recruter des ressources humaines au LNSP

Des nouvelles ressources humaines ont été recrutées auprès du LNSP : un coordonnateur de recherche, un agent de biosécurité et un agent de communication vont permettre au LNSP de développer ces pôles d’activités.

Un agent de système informatisé de gestion de laboratoire (SIGL) a également été recruté ; il a travaillé à la mise en service du SIGL SoftLab au LNSP. De plus, les premières étapes d’une étude pilote sur l’utilisation du logiciel gratuit et open source, LabBook, créé par la Fondation Mérieux, visant les laboratoires périphériques ont débuté.

Du personnel des Centres GHESKIO a aussi été affecté et pris en charge par le projet SPHaïtiLAB, afin d’assurer l’étude pilote sur la prévalence de la tuberculose multirésistante, les formations et les supervisions des sites partenaires. La Fondation Mérieux continue à assurer la coordination internationale du projet.

Renforcer les compétences

Le projet SPHaïtiLAB a pu faciliter l’organisation de deux formations en 2017.

La première consistait dans le renforcement de compétences en « Plaidoyer et application des connaissances » et a été menée conjointement avec GFA. Le but de cette formation était de donner des outils pratiques aux participants sur l’utilisation de données probantes pour influencer la prise de décision en santé publique. Les participants étaient des membres du ministère de la Santé publique et de la Population, des Centres GHESKIO et de la Fondation Mérieux.

La deuxième formation, en « Gestion de Projet », menée conjointement avec l’Institut Bioforce, avait pour but de renforcer les compétences sur les différentes étapes de la vie d’un projet et les outils de programmation et évaluation. Les participants étaient des membres du ministère de la Santé publique et de la Population, des Centres GHESKIO et de la Fondation Mérieux.

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